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Tout savoir sur la rémunération des jours fériés [2026]

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Dennis
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19/1/26

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Qu'est-ce qu'un jour férié et quels sont les 11 jours fériés légaux en France ?

Les jours fériés constituent des repères culturels, historiques et religieux importants pour la collectivité française. Ils sont définis par l'article L.3133-1 du Code du travail et correspondent à des fêtes civiles, des traditions chrétiennes ou des commémorations nationales.

Liste complète des jours fériés 2026

Jour férié Date 2026
Jour de l'An Jeudi 1er janvier
Lundi de Pâques Lundi 6 avril
Fête du Travail Vendredi 1er mai
Victoire 1945 Vendredi 8 mai
Ascension Jeudi 14 mai
Lundi de Pentecôte Lundi 25 mai
Fête nationale Mardi 14 juillet
Assomption Samedi 15 août
Toussaint Dimanche 1er novembre
Armistice 1918 Mercredi 11 novembre
Noël Vendredi 25 décembre

Jours fériés supplémentaires selon les territoires

Certaines régions bénéficient de jours fériés additionnels en raison de particularités historiques ou culturelles.

En Alsace-Moselle

Conformément à l'article L3134-16 du Code du travail, deux jours fériés supplémentaires sont reconnus : le Vendredi Saint (dans les communes disposant d'un temple protestant ou d'une église mixte) et le 26 décembre (Saint-Étienne). Ces jours fériés sont obligatoirement chômés dans les entreprises industrielles, commerciales ou artisanales selon l'article L.3134-2 du Code du travail.

Dans les départements et régions d'outre-mer

Territoire Jour férié supplémentaire Date
Guadeloupe Abolition de l'esclavage 27 mai
Martinique Abolition de l'esclavage 22 mai
Guyane Abolition de l'esclavage 10 juin
La Réunion Abolition de l'esclavage 20 décembre
Mayotte Abolition de l'esclavage 27 avril
Saint-Barthélemy Abolition de l'esclavage 9 octobre
Saint-Martin Abolition de l'esclavage 27 mai

À noter : Les salariés originaires des DOM-TOM mais travaillant en métropole ne peuvent pas bénéficier de ces jours fériés spécifiques. En Guyane, à La Réunion et en Guadeloupe, un usage local prévoit également le chômage de 3 jours de carnaval (lundi gras, mardi gras et mercredi des Cendres).

Jour férié chômé ou travaillé : quelles sont les règles légales ?

Contrairement à une idée reçue, le Code du travail n'impose pas que les jours fériés soient automatiquement chômés. Seul le 1er mai bénéficie d'un statut particulier.

Le 1er mai : le seul jour férié obligatoirement chômé

Selon les articles L.3133-4 et L.3133-5 du Code du travail, le 1er mai est le seul jour férié légalement imposé comme jour de repos pour tous les salariés. Par exception, seuls les établissements dont l'activité ne peut être interrompue (hôpitaux, transports publics, services de sécurité) peuvent faire travailler leurs salariés ce jour-là.

Sanctions : L'employeur qui fait travailler des salariés le 1er mai sans que son activité le justifie encourt une amende de 4e classe (750 €), appliquée autant de fois qu'il y a de salariés concernés.

Les autres jours fériés : une flexibilité encadrée

Pour les 10 autres jours fériés, le caractère chômé ou travaillé dépend de plusieurs sources :

  • La convention collective applicable au secteur
  • Un accord de branche ou d'entreprise
  • À défaut, la décision unilatérale de l'employeur

En pratique, la majorité des entreprises accordent le repos lors des jours fériés, mais certains secteurs comme l'hôtellerie-restauration, le commerce ou la santé font régulièrement exception.

Cas particulier des salariés mineurs

Conformément aux articles L.3164-6 et L.3161-1 du Code du travail, il est interdit de faire travailler les salariés et apprentis de moins de 18 ans les jours fériés légaux. Des dérogations existent toutefois dans certains secteurs : hôtellerie-restauration, boulangerie-pâtisserie, commerce alimentaire, spectacles, etc.

Comment est calculée la rémunération d'un jour férié non travaillé ?

Le principe fondamental est simple : un jour férié chômé ne doit entraîner aucune perte de salaire pour le salarié remplissant les conditions d'ancienneté.

Conditions d'éligibilité au maintien de salaire

Selon l'article L.3133-3 du Code du travail, le salarié doit justifier d'au moins 3 mois d'ancienneté dans l'entreprise pour bénéficier du maintien de sa rémunération lors d'un jour férié chômé. Cette règle s'applique également aux salariés saisonniers ayant cumulé une ancienneté totale d'au moins 3 mois via plusieurs contrats successifs.

Exceptions au maintien de salaire

Le paiement des jours fériés n'est pas automatique pour certaines catégories de travailleurs :

Catégorie de salariéDroit au paiement du jour fériéExceptionSalarié travaillant à domicileNonSauf accord collectif ou usageSalarié intermittentNonSauf accord collectif ou usageTravailleur temporaire (intérimaire)OuiSi le jour férié est compris dans la missionSalarié à temps partielOuiSi le jour férié tombe un jour habituellement travaillé

Méthode de calcul pour différents profils

Pour un salarié mensualisé à temps plein

Le salarié perçoit sa rémunération habituelle comme s'il avait travaillé. Aucun calcul particulier n'est nécessaire puisque le salaire mensuel est lissé sur l'année.

Pour un salarié à temps partiel

La rémunération est calculée sur la base de la durée théorique journalière de travail. Par exemple, un salarié travaillant 20 heures sur 4 jours (5h/jour) percevra l'équivalent de 5 heures de salaire pour un jour férié tombant un jour habituellement travaillé.

Pour un salarié payé à l'heure

Les salariés rémunérés à l'heure ne perçoivent pas de rémunération pour un jour férié coïncidant avec un jour de fermeture de l'entreprise ou un jour où ils ne travaillent pas habituellement.

Quelle majoration pour un jour férié travaillé ?

La question de la majoration salariale pour les jours fériés travaillés est souvent source de confusion. Le Code du travail prévoit des règles différentes selon qu'il s'agit du 1er mai ou des autres jours fériés.

Le 1er mai : doublement obligatoire de la rémunération

L'article L.3133-6 du Code du travail impose une majoration de 100 % pour toute heure travaillée le 1er mai. Cette indemnité s'ajoute au salaire de la journée et est intégralement à la charge de l'employeur.

Important : Cette majoration n'est pas remplaçable. Ni l'employeur, ni un accord collectif ne peuvent prévoir une compensation différente (repos compensateur seul, par exemple). En revanche, des compensations supplémentaires peuvent être prévues en plus du doublement.

Les autres jours fériés : aucune majoration légale

Pour les jours fériés ordinaires (8 mai, 14 juillet, 25 décembre, etc.), le Code du travail n'impose aucune majoration de salaire. Le salarié qui travaille ces jours-là perçoit simplement sa rémunération normale.

Toutefois, de nombreuses conventions collectives prévoient des majorations spécifiques. Par exemple, dans le secteur de la propreté, les heures travaillées un jour férié sont majorées de 50 % si elles sont prévues au planning, et de 100 % si elles ne le sont pas.

Tableau récapitulatif des majorations

Jour fériéMajoration légaleMajoration conventionnelle possibleRepos compensateur1er mai100 % (obligatoire)Oui (en plus)Possible en plusAutres jours fériésAucuneSelon convention collectiveSelon convention collective

Peut-on refuser de travailler un jour férié ?

La réponse dépend du jour férié concerné et des dispositions conventionnelles applicables.

Pour le 1er mai

Sauf si l'entreprise relève d'un secteur dont l'activité ne peut être interrompue, le salarié peut légitimement refuser de travailler le 1er mai sans encourir de sanction.

Pour les autres jours fériés

Si aucune disposition conventionnelle ne prévoit que le jour férié est chômé, le salarié ne peut pas refuser de travailler. Une absence serait considérée comme injustifiée et pourrait entraîner une retenue sur salaire, voire une sanction disciplinaire.

À l'inverse, si la convention collective prévoit que le jour férié est obligatoirement chômé, le salarié qui refuse de travailler ne peut être sanctionné.

Conseil pratique : Avant de prendre position, consultez toujours votre convention collective et les accords d'entreprise applicables. L'outil de planification Skello intègre automatiquement les règles conventionnelles pour éviter tout litige.

Jour férié et congés payés : quelles interactions ?

La coïncidence entre un jour férié et une période de congés soulève des questions pratiques importantes.

Jour férié tombant pendant les congés payés

Deux situations doivent être distinguées :

  • Si le jour férié est habituellement chômé dans l'entreprise : il ne compte pas comme un jour de congé payé et prolonge d'autant la période de repos
  • Si le jour férié est habituellement travaillé : il est décompté comme un jour de congé payé normal

Jour férié et arrêt maladie

Lorsqu'un jour férié coïncide avec un arrêt maladie ou un congé maternité, il n'y a aucun impact sur la rémunération du salarié. Le jour férié ne reporte pas non plus le terme du congé.

Jour férié tombant un jour de repos habituel

Contrairement à une idée répandue, un jour férié tombant un dimanche ou un jour habituellement non travaillé ne donne droit à aucun jour de congé supplémentaire, sauf disposition conventionnelle plus favorable.

Le pont : une pratique encadrée mais non réglementée

« Faire le pont » consiste à ne pas travailler un ou deux jours situés entre un jour férié et un week-end. Cette pratique, bien que courante, n'est pas réglementée par le Code du travail.

Conditions de mise en place d'un pont

Le pont peut être prévu par :

  • Une convention collective ou un accord de branche
  • Un accord d'entreprise
  • Une décision unilatérale de l'employeur

Un salarié ne peut pas décider seul de faire le pont sans l'accord de son employeur.

Récupération des heures de pont

Contrairement aux jours fériés chômés (dont les heures ne peuvent jamais être récupérées selon l'article L.3133-2 du Code du travail), les heures non travaillées lors d'un pont peuvent faire l'objet d'une récupération dans les 12 mois précédant ou suivant le pont, conformément à l'article L.3121-50.

À retenir : Les heures récupérées dans le cadre d'un pont ne sont pas majorées et ne constituent pas des heures supplémentaires.

Focus sur la rémunération des jours fériés dans le secteur HCR

Le secteur de l'hôtellerie-restauration présente des particularités importantes en matière de jours fériés.

Régime spécifique de la convention collective HCR

La convention collective nationale des hôtels, cafés et restaurants accorde aux salariés 10 jours de repos pour chacun des jours fériés (en plus du 1er mai), sous réserve d'une ancienneté de 10 mois dans l'entreprise.

SituationModalités HCRNombre de jours fériés chômés10 jours + le 1er mai (ancienneté de 10 mois requise)Rémunération si non travailléSalaire habituel maintenuMajoration si travailléAucune majoration obligatoireCompensation si travailléJournée compensatoireJour férié = jour de fermeturePas de rémunération supplémentaire

Gestion des congés payés en restauration

Pour en savoir plus sur les spécificités du secteur, consultez notre guide complet sur les congés payés dans la restauration.

La journée de solidarité : un cas particulier

Instaurée pour financer des actions en faveur de l'autonomie des personnes âgées ou handicapées, la journée de solidarité représente une journée de travail supplémentaire non rémunérée.

Modalités d'accomplissement

La journée de solidarité peut prendre plusieurs formes :

  • Travail d'un jour férié précédemment chômé (autre que le 1er mai)
  • Travail d'une journée de RTT
  • Tout autre mode d'organisation permettant le travail de 7 heures supplémentaires

Durée selon le type de contrat

Type de salariéDurée de la journée de solidaritéSalarié mensualisé temps plein7 heures maximumSalarié à temps partielProrata de la durée contractuelleSalarié au forfait jours1 journée maximum

En Alsace-Moselle : La journée de solidarité ne peut pas être accomplie les 25 et 26 décembre, ni le Vendredi Saint.

Heures supplémentaires et jours fériés : comment ça marche ?

La question du décompte des heures supplémentaires lors des semaines comportant un jour férié est fréquemment posée.

Impact sur le calcul des heures supplémentaires

L'administration considère que les jours fériés chômés doivent être pris en compte pour calculer les droits du salarié aux majorations pour heures supplémentaires. Concrètement, si un salarié travaille habituellement 39 heures par semaine (incluant 4 heures supplémentaires majorées), le fait d'être en repos un jour férié ne doit pas réduire sa rémunération ni ses majorations.

Rémunération avec part variable

Lorsque la rémunération comprend une part variable (commissions, primes de performance), l'employeur doit verser un complément calculé selon la moyenne journalière des sommes perçues pendant les jours ouvrés du même mois.

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Questions fréquentes sur la rémunération des jours fériés

Un jour férié qui tombe un samedi ou un dimanche est-il récupérable ?

Non, sauf disposition conventionnelle contraire. Le Code du travail ne prévoit aucun droit à récupération ou à jour de congé supplémentaire lorsqu'un jour férié coïncide avec un jour de repos habituel.

L'employeur peut-il imposer la prise de congés payés un jour férié ?

Non, si le jour férié est habituellement chômé dans l'entreprise. Dans ce cas, il ne peut pas être décompté des congés payés du salarié.

Comment sont rémunérés les jours fériés pour un salarié en période d'essai ?

La condition d'ancienneté de 3 mois s'applique. Un salarié en période d'essai n'ayant pas atteint cette ancienneté ne bénéficie pas automatiquement du maintien de salaire, sauf disposition conventionnelle plus favorable.

Les intérimaires ont-ils droit à la rémunération des jours fériés ?

Oui, les travailleurs temporaires bénéficient du paiement des jours fériés dans les mêmes conditions que les salariés permanents de l'entreprise utilisatrice, quelle que soit leur ancienneté, dès lors que le jour férié est compris dans leur mission.

Peut-on cumuler majoration jour férié et majoration dimanche ?

Oui, si les deux majorations sont prévues par la convention collective applicable. Un salarié travaillant un jour férié tombant un dimanche peut donc bénéficier des deux majorations cumulées.

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