
La convention collective nationale des cabinets dentaires a été signée le 17 janvier 1992. Elle porte l'identifiant IDCC 1619 et le numéro de brochure 3255 au Journal officiel.
Elle s'applique aux praticiens qui exercent l'art dentaire à titre libéral, seuls ou en association, et à leurs salariés. Le code APE le plus fréquent est le 8623Z (pratique dentaire). La branche représente près de 40 000 salariés.
Le numéro IDCC doit obligatoirement figurer sur le contrat de travail et sur le bulletin de paie de chaque salarié, et un exemplaire de la convention doit rester consultable dans le cabinet.
La convention couvre l'ensemble du personnel salarié du cabinet, quel que soit le contrat : CDI, CDD, temps partiel, apprentissage.
La distinction la plus structurante du métier oppose l'assistant dentaire qualifié à l'employé polyvalent. Elle n'est pas seulement salariale : elle détermine ce que le salarié a le droit de faire.
La CCN 1619 ne publie pas une grille en euros figée. Elle fonctionne par coefficient : chaque emploi de la classification porte un coefficient, que l'on multiplie par la valeur du point négociée par la branche pour obtenir le minimum conventionnel.
Deux planchers se superposent donc, et c'est toujours le plus favorable au salarié qui s'applique : le minimum conventionnel de sa catégorie, et le SMIC.
C'est la disposition la plus visible de la convention sur le bulletin de paie. Elle est obligatoire, calculée en pourcentage du minimum conventionnel de la catégorie du salarié, et non de son salaire réel.
La progression étant annuelle et automatique, elle se pilote comme une échéance : date d'embauche plus deux ans, puis un point chaque anniversaire. Dans un cabinet de cinq personnes entrées à des dates différentes, c'est exactement le genre de rendez-vous qui passe à la trappe.
Lorsque la fonction de secrétariat est effectivement exercée, le salarié perçoit une prime égale à 10 % du salaire conventionnel de l'emploi d'assistant dentaire qualifié. Elle s'ajoute au salaire de base et à la prime d'ancienneté.
La durée de référence est de 35 heures par semaine, soit 151,67 heures par mois. Les heures supplémentaires suivent les majorations de droit commun : 25 % pour les huit premières, 50 % au-delà.
Dans un cabinet, la difficulté n'est pas le principe, c'est le décompte. Les rendez-vous qui débordent, les stérilisations de fin de journée et les urgences intercalées produisent des dépassements réguliers, rarement tracés au moment où ils se produisent.
Sur les congés payés, la convention reprend le régime légal : 30 jours ouvrables par an, soit 2,5 jours acquis par mois de travail effectif. L'article 6.2 a été révisé par l'avenant du 24 octobre 2024, étendu par arrêté du 11 décembre 2025.
C'est sur les événements familiaux que la branche va plus loin que le Code du travail.
Ces jours sont rémunérés normalement et ne s'imputent pas sur les congés payés.
En CDI, la période d'essai est de 2 mois, renouvelable une fois à condition que le contrat le prévoie expressément.
La durée du préavis dépend de l'ancienneté et de la catégorie. Elle est identique en cas de démission et de licenciement.
Deux règles utiles complètent le dispositif. Pendant son préavis, le salarié dispose de 2 heures par jour pour rechercher un emploi, sans perte de rémunération. Et le salarié qui a trouvé un poste avant la fin de son préavis peut partir en respectant un délai réduit de 10 jours ouvrables ; l'employeur n'est alors pas tenu de payer la période restante.
Sauf faute grave ou lourde, l'indemnité est due dès 2 ans de présence. Le salaire de référence retenu est le plus avantageux entre le douzième des douze derniers mois et le tiers des trois derniers mois, primes annuelles et exceptionnelles comprises au prorata.
C'est l'un des points les plus favorables de la convention. Les arrêts pour maladie, accident du travail, accident de trajet et maladie professionnelle sont indemnisés à 100 % du salaire, après un délai de carence de 3 jours : l'indemnisation démarre donc au quatrième jour.
La durée d'indemnisation, elle, varie selon l'ancienneté du salarié dans le cabinet.
La complémentaire santé collective est obligatoire, avec une prise en charge d'au moins 50 % par l'employeur. La branche impose en complément un régime de prévoyance couvrant l'incapacité, l'invalidité et le décès.
Côté formation, les contributions sont collectées par l'OPCO EP, l'opérateur de compétences des entreprises de proximité.
Un cabinet dentaire, c'est souvent trois à six salariés, pas de service RH, et un praticien qui gère la paie entre deux patients. Or la CCN 1619 fonctionne à l'échéance : la prime d'ancienneté qui démarre à deux ans puis progresse chaque anniversaire, le préavis qui change de palier à six mois et à deux ans, la valeur du point qui évolue par accord.
Aucune de ces échéances ne s'annonce. Elles se rattrapent en paie, quand elles se rattrapent.
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L'IDCC 1619, publié sous la brochure 3255 au Journal officiel. La convention a été signée le 17 janvier 1992 et couvre les cabinets dentaires libéraux. Le code doit figurer sur le bulletin de paie et dans la DSN.
En multipliant le coefficient de l'emploi, défini par la classification, par la valeur du point négociée par la branche. La grille en vigueur résulte de l'accord salaires du 12 février 2026, applicable depuis le 1er janvier 2026. Si le résultat passe sous le SMIC, c'est le SMIC qui s'applique.
Elle démarre à 2 % après deux ans de présence dans le cabinet, puis progresse d'un point par année supplémentaire, dans la limite de 20 %. Elle se calcule sur le minimum conventionnel de la catégorie du salarié, pas sur son salaire réel.
Non. Seul l'assistant dentaire qualifié, titulaire du titre inscrit au RNCP, peut assister le praticien au fauteuil : préparation des matériaux, aspiration, stérilisation et manipulation des instruments. Un employé polyvalent se limite aux tâches administratives et d'entretien.
Deux mois en CDI, renouvelables une fois si le contrat de travail le prévoit expressément. Le préavis qui suit dépend ensuite de l'ancienneté : 15 jours en deçà de six mois, un mois jusqu'à deux ans, deux mois au-delà.
Non. La convention couvre les cabinets dentaires libéraux. Les centres de santé dentaire, qui emploient des praticiens salariés, relèvent d'autres textes. Vérifiez le statut juridique de la structure et son code APE avant d'appliquer la CCN 1619.
Cet article est fourni à titre informatif et ne se substitue pas aux textes officiels. La valeur du point et les avenants évoluent : vérifiez la dernière version étendue sur Légifrance avant toute application.
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