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Convention collective de la métallurgie (IDCC 3248) : salaires, classification et temps de travail

Par 
Carole
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Mis à jour le :
15/7/26

L'essentiel à retenir

  • La métallurgie est régie depuis le 1er janvier 2024 par une convention collective nationale unique (IDCC 3248), qui a remplacé 76 textes territoriaux.
  • La classification repose sur 18 classes d'emplois regroupées en 9 groupes (A à I), selon 6 critères d'évaluation.
  • Les salaires minima (SMH) sont nationaux et annuels, de 22 404 € à 68 450 € bruts selon le groupe et la classe (barème 2026).
  • Pour les premières classes, le minimum conventionnel étant inférieur au SMIC, c'est le SMIC qui s'applique.
  • Le secteur emploie plus de 1,5 million de salariés, soit 40 % de l'emploi industriel.

Selon une étude de l'UIMM publiée en 2024, le secteur de la métallurgie emploie plus de 1,5 million de salariés en France et représente 40% de l'emploi industriel national. Face aux défis de la transformation numérique et de la transition énergétique, l'harmonisation des règles sociales devient un enjeu stratégique majeur pour maintenir la compétitivité et l'attractivité du secteur.

Le 1er janvier 2024 marque une étape décisive pour le secteur de la métallurgie avec l'entrée en vigueur de la nouvelle convention collective nationale de la métallurgie (IDCC 3248). Ce changement, issu d'une réécriture intégrale des dispositions nationales, simplifie le paysage conventionnel précédemment constitué de 76 conventions collectives territoriales et nationales. Cette uniformisation était attendue pour harmoniser les pratiques et répondre aux spécificités du secteur, tout en prenant en compte les particularités locales à travers des accords autonomes.

Quelle convention collective pour la métallurgie ?

La convention collective nationale de la métallurgie du 7 février 2022 (IDCC 3248) remplace et unifie les conventions précédentes. Signée par les organisations syndicales et patronales UIMM, CFDT, CFE, CGC et FO, cette convention unique s'applique à l'ensemble du secteur sur le territoire français (France métropolitaine et DOM), facilitant ainsi son application et sa compréhension pour les entreprises et les salariés.

On qualifie de métallurgie l'ensemble du secteur industriel regroupant les entreprises visant la fabrication et la transformation des métaux et des alliages divers. Ce secteur concerne notamment les activités de transformation des matériaux naturels en métal, l'élaboration ou la transformation de métaux utilisables par l'industrie, comme le fraisage, la chaudronnerie, la fonderie, le recyclage des métaux ou encore la fabrication de matériel électronique ou de machines-outils.

Classification : groupes et classes d'emplois

La grande nouveauté de la convention de 2024 est un système de classification unique. Chaque emploi est évalué selon 6 critères classants (complexité de l'activité, connaissances, autonomie, contribution, encadrement, communication), notés puis additionnés pour aboutir à un score. Ce score positionne l'emploi dans l'une des 18 classes, elles-mêmes regroupées en 9 groupes d'emplois (A à I).

Cette logique remplace les anciennes distinctions (ouvriers, ETAM, cadres au sens des grilles territoriales) par une échelle continue unique, de la classe 1 (groupe A) à la classe 18 (groupe I). Le statut cadre, lui, reste défini à part (à partir d'un certain seuil de classe).

Les grilles de salaire dans la convention collective métallurgie

La convention établit une grille de salaires unique pour toute la France, remplaçant les anciennes disparités régionales. Cette réforme garantit une harmonisation et une équité de traitement pour tous les salariés du secteur.

La mise en place de cette nouvelle convention collective nationale de la métallurgie constitue une avancée majeure pour le secteur, simplifiant la gestion des ressources humaines tout en assurant une meilleure protection et reconnaissance des salariés.

Les salaires minima hiérarchiques (SMH) sont nationaux et exprimés en rémunération annuelle brute, sur la base de 35 heures hebdomadaires (151,67 h/mois). Ils constituent le plancher en dessous duquel aucun salarié de la classe concernée ne peut être rémunéré.

Barème des salaires minima hiérarchiques au 1er janvier 2026

Groupe Classe Salaire annuel minimum brut
A 1 22 404,24 €*
2 22 404,24 €*
B 3 22 710 €
4 23 620 €
C 5 24 510 €
6 25 780 €
D 7 26 680 €
8 28 700 €
E 9 30 760 €
10 33 970 €
F 11 35 200 €
12 37 000 €
G 13 40 350 €
14 44 250 €
H 15 47 380 €
16 52 370 €
I 17 59 720 €
18 68 450 €
  • Pour les classes 1 et 2 (groupe A), la rémunération minimale conventionnelle est inférieure au SMIC : c'est donc le SMIC (1 867,02 € bruts/mois en 2026) qui s'applique.
  • Salariés en forfait annuel (cadres). Les montants ci-dessus correspondent à un temps plein de 35 heures. Pour les salariés en convention de forfait sur l'année, ces minima sont majorés (article 139 de la convention) : de 15 % à 30 % pour un forfait annuel en heures, selon le volume d'heures (de 1 607 h à 1 927 h) ; et de 30 % pour un forfait annuel en jours. Exemple : un cadre en classe 16 (SMH de 52 370 €) au forfait jours perçoit au minimum 68 081 € bruts annuels (52 370 € + 30 %).

Grille de salaire pour les débutants

La convention collective prévoit des dispositions spécifiques pour les salariés débutants occupant un poste appartenant au groupe d'emplois F (classes 11 et 12). Ces salaires progressent en fonction de l'expérience professionnelle acquise.

Pour les débutants du groupe F, le minimum est ajusté selon l'expérience professionnelle acquise :

Groupe Classe Moins de 2 ans d'expérience De 2 à moins de 4 ans De 4 à 6 ans
F 11 28 430 € 29 852 € 32 240 €
12 29 940 € 31 437 € 33 952 €

La période d'essai dans la convention collective de la métallurgie

La convention collective nationale prévoit des durées de période d'essai variables en fonction du groupe d'emploi des salariés. Ces périodes permettent à l'employeur et au salarié de vérifier l'adéquation entre les compétences et les attentes du poste.

Groupe d'emploi Durée initiale Durée maximale (renouvellement inclus)
A et B 2 mois 2 mois
C 2 mois 3 mois
D 3 mois 4 mois
E 3 mois 5 mois
F, G, H et I 4 mois 6 mois

Pour en savoir plus sur les conventions collectives et leurs implications pour différents secteurs, vous pouvez consulter Le guide de la convention collective des prestataires de services, qui propose une analyse détaillée des pratiques et des régulations en vigueur. Si votre activité touche également au secteur de la construction, le guide pratique : la convention collective du bâtiment vous fournira les informations essentielles sur ce domaine.

usine de métallurgie

Durée du travail

La convention collective encadre strictement les durées de travail pour garantir la santé et la sécurité des salariés, sur la base de la durée légale de 35 heures. Elle permet plusieurs aménagements adaptés à l'industrie : forfait annuel en heures, forfait annuel en jours pour les salariés autonomes, et organisation du travail en équipes (2×8, 3×8, travail de nuit). La durée maximale quotidienne est de 10 heures, et les heures supplémentaires ouvrent droit aux majorations et contreparties prévues par la convention.

Ces différents régimes (forfait heures, forfait jours, travail posté) rendent le suivi du temps de travail particulièrement sensible dans la métallurgie : une erreur de décompte se répercute directement sur la conformité de la paie.

Gérer la convention métallurgie avec un logiciel

Entre le travail posté (2×8, 3×8), les forfaits annuels en heures ou en jours et le suivi des majorations, la gestion RH dans la métallurgie cumule les paramètres. Un logiciel adapté aux équipes industrielles fiabilise toute la chaîne.

Skello aide les entreprises de l'industrie à planifier leurs équipes en tenant compte des contraintes de la convention, à suivre les temps de travail (forfaits, postes, heures supplémentaires) et à préparer la paie.

Questions fréquentes

Quel est l'IDCC de la convention collective de la métallurgie ?

L'IDCC 3248. Il s'agit de la convention collective nationale de la métallurgie du 7 février 2022, entrée en vigueur le 1er janvier 2024, qui a unifié les 76 conventions territoriales antérieures.

Quelle est la grille de salaire de la métallurgie en 2026 ?

Le barème national des salaires minima hiérarchiques 2026 va de 22 404 € bruts annuels (groupe A, classes 1-2) à 68 450 € (groupe I, classe 18). Pour les premières classes, inférieures au SMIC, c'est le SMIC qui s'applique.

Comment fonctionne la nouvelle classification de la métallurgie ?

Chaque emploi est évalué selon 6 critères classants (complexité, connaissances, autonomie, contribution, encadrement, communication). Le score obtenu positionne l'emploi dans l'une des 18 classes, regroupées en 9 groupes d'emplois (A à I).

Quelle est la période d'essai dans la métallurgie ?

Elle varie selon le groupe : 2 mois (groupes A et B), jusqu'à 3 mois pour le groupe C, 4 mois pour le groupe D, 5 mois pour le groupe E, et jusqu'à 6 mois (renouvellement inclus) pour les groupes F à I.

Les salariés débutants ont-ils une grille spécifique ?

Oui, pour le groupe F (classes 11 et 12) : le minimum est ajusté selon l'expérience, de 28 430 € (moins de 2 ans) à 33 952 € (4 à 6 ans) bruts annuels en 2026.

Pour en savoir plus sur les conventions collectives et leurs implications pour différents secteurs, vous pouvez consulter Le guide de la convention collective des prestataires de services, qui propose une analyse détaillée des pratiques et des régulations en vigueur. Si votre activité touche également au secteur de la construction, le guide pratique : la convention collective du bâtiment vous fournira les informations essentielles sur ce domaine.

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