Selon une étude de la DARES publiée en octobre 2022, 10,4 millions de salariés en France (soit 45 % du total) travaillent au moins une fois par mois en horaires atypiques, incluant les jours fériés et les week-ends. Dans le secteur de l'hôtellerie-restauration, ce chiffre atteint 65 %. Ces données illustrent à quel point la gestion des jours fériés reste un enjeu majeur pour les employeurs comme pour les salariés. Quels sont les jours fériés payés ? Comment est rémunéré un jour férié non travaillé ? L'employeur peut-il imposer de travailler un jour férié ? Voici un guide complet et actualisé pour 2026.
Qu'est-ce qu'un jour férié et quels sont les 11 jours fériés légaux en France ?
Les jours fériés constituent des repères culturels, historiques et religieux importants pour la collectivité française. Ils sont définis par l'article L.3133-1 du Code du travail et correspondent à des fêtes civiles, des traditions chrétiennes ou des commémorations nationales. On distingue 5 fêtes civiles (Jour de l'An, 1er mai, 8 mai, 14 juillet, 11 novembre) et 6 fêtes religieuses d'origine chrétienne (lundi de Pâques, Ascension, lundi de Pentecôte, Assomption, Toussaint, Noël).
Liste complète des jours fériés 2026
À noter pour 2026 : sur les 11 jours fériés, 9 tombent en semaine (jours habituellement travaillés), contre seulement 2 le week-end (15 août un samedi, Toussaint un dimanche). Le mois de mai est particulièrement favorable avec 3 jours fériés permettant des ponts : le 1er mai (vendredi), le 8 mai (vendredi) et l'Ascension (jeudi 14 mai).
Jours fériés supplémentaires selon les territoires
Certaines régions bénéficient de jours fériés additionnels en raison de particularités historiques ou culturelles.
En Alsace-Moselle
Conformément à l'article L3134-16 du Code du travail, deux jours fériés supplémentaires sont reconnus : le Vendredi Saint (dans les communes disposant d'un temple protestant ou d'une église mixte) et le 26 décembre (Saint-Étienne). Ces jours fériés sont obligatoirement chômés dans les entreprises industrielles, commerciales ou artisanales selon l'article L.3134-2 du Code du travail.
Dans les départements et régions d'outre-mer
Certaines conventions collectives (établissements miniers, métallurgie, couture, etc.) peuvent également reconnaître des jours fériés supplémentaires liés au métier exercé.
Jour férié chômé ou travaillé : quelles sont les règles légales ?
Contrairement à une idée reçue, le Code du travail n'impose pas que les jours fériés soient automatiquement chômés. Seul le 1er mai bénéficie d'un statut particulier.
Le 1er mai : le seul jour férié obligatoirement chômé
Selon les articles L.3133-4 et L.3133-5 du Code du travail, le 1er mai est le seul jour férié légalement imposé comme jour de repos pour tous les salariés. Par exception, seuls les établissements dont l'activité ne peut être interrompue (hôpitaux, transports publics, services de sécurité) peuvent faire travailler leurs salariés ce jour-là. En cas de litige, c'est au juge de déterminer si l'activité de l'entreprise est susceptible de bénéficier de cette dérogation
Sanctions : L'employeur qui fait travailler des salariés le 1er mai sans que son activité le justifie encourt une amende de 4e classe (750 €), appliquée autant de fois qu'il y a de salariés concernés.
Les autres jours fériés : une flexibilité encadrée
Pour les 10 autres jours fériés, le caractère chômé ou travaillé dépend de plusieurs sources : La convention collective applicable au secteur, un accord de branche ou d'entreprise, ou à défaut, la décision unilatérale de l'employeur.
En pratique, la majorité des entreprises accordent le repos lors des jours fériés, mais certains secteurs comme l'hôtellerie-restauration, le commerce ou la santé font régulièrement exception.
Cas particulier des salariés mineurs
Conformément aux articles L.3164-6 et L.3161-1 du Code du travail, il est interdit de faire travailler les salariés et apprentis de moins de 18 ans les jours fériés légaux. En cas de non-respect de cette interdiction, l'employeur s'expose à une amende prévue pour les contraventions de 4e ou 5e classe. Des dérogations existent toutefois dans certains secteurs : hôtellerie-restauration, boulangerie-pâtisserie, commerce alimentaire, spectacles, etc.
Comment est calculée la rémunération d'un jour férié non travaillé ?
Le principe fondamental est simple : un jour férié chômé ne doit entraîner aucune perte de salaire pour le salarié remplissant les conditions d'ancienneté.
Conditions d'éligibilité au maintien de salaire
Selon l'article L.3133-3 du Code du travail, le salarié doit justifier d'au moins 3 mois d'ancienneté dans l'entreprise pour bénéficier du maintien de sa rémunération lors d'un jour férié chômé. Cette règle s'applique également aux salariés saisonniers ayant cumulé une ancienneté totale d'au moins 3 mois via plusieurs contrats successifs. Il faut distinguer deux situations selon la nature du jour férié. Pour le 1er mai, le salaire est maintenu quelle que soit l'ancienneté du salarié : cette journée ne peut entraîner aucune perte de salaire. Les salariés rémunérés à l'heure, à la journée ou au rendement ont droit à une indemnité égale au salaire perdu du fait de ce chômage, et les heures supplémentaires habituellement effectuées doivent être payées avec la majoration de salaire habituelle. Pour les 10 autres jours fériés, la condition de 3 mois d'ancienneté s'applique.
Exceptions au maintien de salaire
Le paiement des jours fériés n'est pas automatique pour certaines catégories de travailleurs :
Méthode de calcul pour différents profils
Pour un salarié mensualisé à temps plein
Le salarié perçoit sa rémunération habituelle comme s'il avait travaillé. Aucun calcul particulier n'est nécessaire puisque le salaire mensuel est lissé sur l'année.
Pour un salarié à temps partiel
La rémunération est calculée sur la base de la durée théorique journalière de travail. Par exemple, un salarié travaillant 20 heures sur 4 jours (5h/jour) percevra l'équivalent de 5 heures de salaire pour un jour férié tombant un jour habituellement travaillé.
Pour un salarié payé à l'heure
Les salariés rémunérés à l'heure ne perçoivent pas de rémunération pour un jour férié coïncidant avec un jour de fermeture de l'entreprise ou un jour où ils ne travaillent pas habituellement.
Lorsque la rémunération comprend une part variable (commissions, primes de performance), l'employeur doit verser un complément calculé selon la moyenne journalière des sommes perçues pendant les jours ouvrés du même mois.
Quelle majoration pour un jour férié travaillé ?
La question de la majoration salariale pour les jours fériés travaillés est souvent source de confusion. Le Code du travail prévoit des règles différentes selon qu'il s'agit du 1er mai ou des autres jours fériés.
Le 1er mai : doublement obligatoire de la rémunération
L'article L.3133-6 du Code du travail impose une majoration de 100 % pour toute heure travaillée le 1er mai. Cette indemnité s'ajoute au salaire de la journée et est intégralement à la charge de l'employeur.
Pour le calcul de l'indemnité du 1er mai, selon l'Administration (Circ. min., 14 mai 1948), il faut inclure tous les éléments du salaire ainsi que les primes liées au travail effectué (prime de salissure, d'insalubrité, de danger…), mais exclure les sommes ayant le caractère de frais professionnels (prime de panier…) et les primes non inhérentes à la nature du travail (prime d'ancienneté, d'assiduité…). Les majorations pour heures supplémentaires sont également exclues car elles se décomptent à la semaine et non à la journée.Exemple : Un salarié travaille 40h par semaine à raison de 8h par jour. Au titre du mois de mai, il aura droit à son salaire habituel (35h au taux normal et 5h à taux majoré) plus une indemnité de 8h au taux normal.
Les autres jours fériés : aucune majoration légale
Pour les jours fériés ordinaires (8 mai, 14 juillet, 25 décembre, etc.), le Code du travail n'impose aucune majoration de salaire. Le salarié qui travaille ces jours-là perçoit simplement sa rémunération normale.
Toutefois, de nombreuses conventions collectives prévoient des majorations spécifiques. Par exemple, dans le secteur de la propreté, les heures travaillées un jour férié sont majorées de 50 % si elles sont prévues au planning, et de 100 % si elles ne le sont pas. Si la convention collective prévoit une majoration de salaire pour travail exceptionnel des jours fériés, cette majoration n'est pas due au salarié pour qui le travail pendant les jours fériés n'est pas exceptionnel (Cass. soc., 26 févr. 2003, n° 00-46.726).
Tableau récapitulatif des majorations
Cumul des majorations jour férié et dimanche
Lorsqu'un jour férié tombe un dimanche, la majoration pour travail des jours fériés et la majoration pour travail exceptionnel le dimanche ne se cumulent pas, sauf disposition contraire de la convention collective (Cass. soc., 5 avr. 1974, n° 73-40.089). Concrètement, si la convention collective prévoit que les heures effectuées le dimanche et les jours fériés sont majorées de 100 %, le salarié ne peut prétendre qu'à une seule majoration de 100 %, pas au cumul des deux.S'agissant du 1er mai tombant un dimanche, l'administration considère que les majorations conventionnelles pour travail du dimanche ne s'appliquent pas, la loi ayant déjà prévu une majoration de salaire spécifique pour cette journée (Circ. min., 14 mai 1948 ; Cass. soc., 21 févr. 1980, n° 78-41.299).
Deux jours fériés tombant le même jour
Cette situation peut se présenter lorsque le 1er mai coïncide avec l'Ascension (comme en 2008). La Direction générale du travail a retenu les solutions suivantes :Si la convention collective ne prévoit rien : seul le 1er mai est payé double. Aucune indemnisation particulière n'est due au titre de l'autre jour férié.Si la convention collective prévoit une majoration ou un repos compensateur pour travail d'un jour férié : le salarié a droit à deux jours de repos ou deux indemnités compensatrices (Cass. soc., 21 juin 2005, n° 03-17.412), en plus de la majoration légale du 1er mai.
Peut-on refuser de travailler un jour férié ?
La réponse dépend du jour férié concerné et des dispositions conventionnelles applicables.
Pour le 1er mai
Sauf si l'entreprise relève d'un secteur dont l'activité ne peut être interrompue, le salarié peut légitimement refuser de travailler le 1er mai sans encourir de sanction.
Pour les autres jours fériés
Si aucune disposition conventionnelle ne prévoit que le jour férié est chômé, le salarié ne peut pas refuser de travailler. Une absence serait considérée comme injustifiée et pourrait entraîner une retenue sur salaire, voire une sanction disciplinaire.
À l'inverse, si la convention collective prévoit que le jour férié est obligatoirement chômé, le salarié qui refuse de travailler ne peut être sanctionné.
Conseil pratique : Avant de prendre position, consultez toujours votre convention collective et les accords d'entreprise applicables. L'outil de planification Skello intègre automatiquement les règles conventionnelles pour éviter tout litige.
Jour férié et congés payés : quelles interactions ?
La coïncidence entre un jour férié et une période de congés soulève des questions pratiques importantes.
Jour férié tombant pendant les congés payés
Deux situations doivent être distinguées : Si le jour férié est habituellement chômé dans l'entreprise : il ne compte pas comme un jour de congé payé et prolonge d'autant la période de repos. Cela s'applique même si le jour férié tombe un jour de la semaine où le salarié ne travaille pas normalement en raison de la répartition de ses horaires (par exemple le mercredi) ou s'il tombe sur un jour habituellement non travaillé dans l'entreprise (samedi ou lundi). Si le jour férié est habituellement travaillé dans l'entreprise : il est décompté comme un jour de congé payé normal. Par exemple, si le salarié est en congés payés au moment du jeudi de l'Ascension et que ce jeudi est travaillé dans l'entreprise, il sera décompté comme un jour de congé payé normal.
Jour férié et arrêt maladie
Lorsqu'un jour férié coïncide avec un arrêt maladie ou un congé maternité, il n'y a aucun impact sur la rémunération du salarié. Le jour férié ne reporte pas non plus le terme du congé.
Jour férié et période de grève
Si la période de grève tombe sur un jour férié chômé et payé pour les salariés qui continuent l'exécution de leur contrat de travail, les salariés grévistes ne peuvent pas prétendre au paiement de ce jour, selon la Cour de cassation.
Jour férié tombant un jour de repos habituel
Contrairement à une idée répandue, un jour férié tombant un dimanche ou un jour habituellement non travaillé ne donne droit à aucun jour de congé supplémentaire, sauf disposition conventionnelle plus favorable. Il n'y aura aucune incidence particulière sur le salaire et le jour en question n'ouvre pas droit à un repos complémentaire. Une exception est à noter pour les travailleurs de la fonction publique hospitalière (FPH), où les jours fériés chômés peuvent s'accompagner d'une compensation si le jour férié tombe un jour de repos hebdomadaire.
Le pont : une pratique encadrée mais non réglementée
« Faire le pont » consiste à ne pas travailler un ou deux jours situés entre un jour férié et un week-end. Plus précisément, selon la Cour de cassation, il s'agit de chômer entre un jour férié et 1 ou 2 jours de repos hebdomadaire, un autre jour chômé de la semaine, ou un jour précédant les congés annuels. Le chômage accordé sur une journée ne répondant pas à cette définition ne peut pas être qualifié de pont. Cette pratique, bien que courante, n'est pas réglementée par le Code du travail.
Conditions de mise en place d'un pont
Le pont peut être prévu par :
- Une convention collective ou un accord de branche
- Un accord d'entreprise
- Une décision unilatérale de l'employeur
Un salarié ne peut pas décider seul de faire le pont sans l'accord de son employeur.
L'employeur n'a aucune obligation d'accorder un pont demandé par un salarié, sauf disposition conventionnelle ou usage contraire.Lorsque l'entreprise décide d'accorder un jour de pont, il s'agit d'une modification de l'horaire de travail, ce qui oblige l'employeur à respecter les formalités suivantes : consultation du CSE (comité social et économique), affichage préalable du nouvel horaire, et notification à l'inspecteur du travail de l'horaire rectifié avant sa mise en application.
Récupération des heures de pont
Contrairement aux jours fériés chômés (dont les heures ne peuvent jamais être récupérées selon l'article L.3133-2 du Code du travail), les heures non travaillées lors d'un pont peuvent faire l'objet d'une récupération dans les 12 mois précédant ou suivant le pont, conformément à l'article L.3121-50.
À retenir : Les heures récupérées dans le cadre d'un pont ne sont pas majorées et ne constituent pas des heures supplémentaires.
Focus sur la rémunération des jours fériés dans le secteur HCR
Le secteur de l'hôtellerie-restauration présente des particularités importantes en matière de jours fériés. Avec 65 % de ses salariés travaillant en horaires atypiques selon la DARES, c'est le secteur où la question des jours fériés est la plus sensible.
Régime spécifique de la convention collective HCR
La convention collective nationale des hôtels, cafés et restaurants accorde aux salariés 10 jours de repos pour chacun des jours fériés (en plus du 1er mai), sous réserve d'une ancienneté de 10 mois dans l'entreprise.
Pour en savoir plus sur les spécificités du secteur, consultez notre guide complet sur les congés payés dans la restauration.
Gestion des congés payés en restauration
Pour en savoir plus sur les spécificités du secteur, consultez notre guide complet sur les congés payés dans la restauration.
La journée de solidarité : un cas particulier
Instaurée pour financer des actions en faveur de l'autonomie des personnes âgées ou handicapées, la journée de solidarité représente une journée de travail supplémentaire non rémunérée.
Modalités d'accomplissement
La journée de solidarité peut prendre plusieurs formes :
- Travail d'un jour férié précédemment chômé (autre que le 1er mai)
- Travail d'une journée de RTT
- Tout autre mode d'organisation permettant le travail de 7 heures supplémentaires
Durée selon le type de contrat
En Alsace-Moselle : La journée de solidarité ne peut pas être accomplie les 25 et 26 décembre, ni le Vendredi Saint.
Heures supplémentaires et jours fériés : comment ça marche ?
La question du décompte des heures supplémentaires lors des semaines comportant un jour férié est fréquemment posée.
Impact sur le calcul des heures supplémentaires
L'administration considère que les jours fériés chômés doivent être pris en compte pour calculer les droits du salarié aux majorations pour heures supplémentaires. Concrètement, si un salarié travaille habituellement 39 heures par semaine (incluant 4 heures supplémentaires majorées), le fait d'être en repos un jour férié ne doit pas réduire sa rémunération ni ses majorations. En revanche, les jours fériés chômés ne sont pas pris en compte pour déterminer les droits obligatoires de repos compensateur en contrepartie des heures supplémentaires. Les jours fériés chômés ne peuvent pas être assimilés à du temps de travail effectif, sauf dispositions conventionnelles ou légales contraires.
Mention sur le bulletin de salaire
S'il s'agit d'un jour férié ordinaire payé sans majoration particulière, il n'y a pas lieu de le mentionner sur le bulletin de salaire. En revanche, si ce jour férié donne droit à une majoration, l'employeur doit mentionner cette majoration sur une ligne distincte. S'il s'agit du 1er mai, le montant de l'indemnité due pour le travail effectué cette journée doit figurer sur une ligne à part (indemnité qui s'ajoute au salaire habituel).La Cour de cassation admet qu'une clause de forfait puisse prévoir un salaire englobant les majorations pour travail des jours fériés (Cass. soc., 6 juill. 1988, n° 86-42.263), à condition que cette clause soit sans ambiguïté et ne lèse pas le salarié.
Rémunération avec part variable
Lorsque la rémunération comprend une part variable (commissions, primes de performance), l'employeur doit verser un complément calculé selon la moyenne journalière des sommes perçues pendant les jours ouvrés du même mois.
Les jours fériés chômés sont-ils récupérables ?
La réponse est non, et ce principe est d'ordre public. Selon l'article L.3133-2 du Code du travail, l'employeur n'a pas le droit de faire récupérer les heures de travail perdues en raison du chômage d'un jour férié (qu'il s'agisse du 1er mai ou d'un jour férié ordinaire). Il ne peut donc pas demander, en échange du repos, de travailler un jour normalement non travaillé ou de faire des heures supplémentaires. La récupération d'un jour férié tombant un jour de repos habituel n'est pas non plus possible. Une exception est à noter pour les travailleurs de la fonction publique hospitalière (FPH), où les jours fériés chômés peuvent s'accompagner d'une compensation si le jour férié tombe un jour de repos hebdomadaire.Les heures de travail perdues pour des raisons autres qu'un jour férié chômé, comme des journées de ponts ou des fermetures temporaires, peuvent en revanche être récupérées dans les conditions prévues par l'article L.3121-50 du Code du travail.
Questions fréquentes sur la rémunération des jours fériés
Un jour férié qui tombe un samedi ou un dimanche est-il récupérable ?
Non, sauf disposition conventionnelle contraire. Le Code du travail ne prévoit aucun droit à récupération ou à jour de congé supplémentaire lorsqu'un jour férié coïncide avec un jour de repos habituel.
L'employeur peut-il imposer la prise de congés payés un jour férié ?
Non, si le jour férié est habituellement chômé dans l'entreprise. Dans ce cas, il ne peut pas être décompté des congés payés du salarié.
Comment sont rémunérés les jours fériés pour un salarié en période d'essai ?
La condition d'ancienneté de 3 mois s'applique. Un salarié en période d'essai n'ayant pas atteint cette ancienneté ne bénéficie pas automatiquement du maintien de salaire, sauf disposition conventionnelle plus favorable.
Les intérimaires ont-ils droit à la rémunération des jours fériés ?
Oui, les travailleurs temporaires bénéficient du paiement des jours fériés dans les mêmes conditions que les salariés permanents de l'entreprise utilisatrice, quelle que soit leur ancienneté, dès lors que le jour férié est compris dans leur mission.
Peut-on cumuler majoration jour férié et majoration dimanche ?
Non, en principe. Deux avantages ayant le même objet (compenser le travail effectué un jour normalement chômé) ne se cumulent pas, sauf disposition expresse contraire des textes les instituant (Cass. soc., 5 avr. 1974, n° 73-40.089). Cependant, si la convention collective le prévoit expressément, le cumul est possible.
Quel jour férié est payé double ?
Seul le 1er mai est obligatoirement payé double par la loi. Pour les autres jours fériés, aucune majoration légale n'existe : c'est la convention collective ou l'accord d'entreprise qui peut prévoir un doublement ou une majoration spécifique.
Comment est payé un jour férié travaillé comme le 11 novembre ou le 25 décembre ?
Le 11 novembre et le 25 décembre sont des jours fériés comme les autres (hors 1er mai). Si l'entreprise demande au salarié de travailler ces jours-là, il percevra sa rémunération habituelle sans majoration légale. Seule la convention collective applicable peut prévoir des dispositions plus favorables.








