
Toute relation professionnelle entre un employeur et ses salariés se doit de suivre un ensemble de règles. Dans le cas général, c'est le Code du travail qui définit les lois régissant ce genre de relations, mais pour certains domaines, les textes juridiques ne sont pas assez spécifiques et ne s'adaptent pas assez aux nuances de ces domaines. Dans le secteur de la restauration et de l'hôtellerie, plusieurs conventions collectives permettent d'établir des règles plus spécifiques et mieux adaptées à cette branche d'activités. Découvrez sur Skello tout ce qu'il faut savoir sur la convention collective de restauration IDCC 1979.
La convention collective IDCC 1979 permet d'adapter les règles du travail aux secteurs d'activités liés à la restauration et à l'hôtellerie. En effet, ce dernier présente plusieurs spécificités relatives à certains aspects importants du travail comme la durée de travail, le temps de pause, les jours fériés et les congés payés. La convention collective contient des dispositions plus favorables pour les salariés, par exemple : une formule plus avantageuse pour le calcul des indemnisations en cas de licenciement ou encore une réduction du délai de préavis pour la démission.
Cette convention est un accord entre un groupe d'employeur et l'organisme syndical des salariés. De façon plus générale, elle traite de quatre aspects principaux : les conditions de travail, les formations professionnelles, les conditions d'emploi et les garanties sociales de salaire.
Voici un récapitulatif des plus grandes mesures prévues par la convention collective HCR IDCC 1979 :
Si l'article L1221-19 de la loi du 25 juin 2008 fixe les périodes d'essai pour la majorité des secteurs, la convention collective de restauration prévoit des périodes d'essai différentes selon le poste.
Si le Code du travail ne prévoit aucune prime obligatoire, la convention collective prévoit une prime spéciale pour les salariés encadrant un autre salarié en situation de contrat de professionnalisation. La prime sera à la hauteur de 2 % du salaire de base.
Pour un salarié totalisant au moins un an d'ancienneté, l'indemnisation en cas de maladie ou d'accident de travail est comme suit :
En cas de licenciement, si le salarié a au moins deux mois d'ancienneté dans l'entreprise, il est éligible à une indemnisation égale à :
Comme pour les autres travailleurs, les congés payés sont de 2.5 jours par mois de travail effectif. Ils peuvent cependant être pris entre 1er mai et le 31 octobre de chaque année.
Pour les heures supplémentaires en HCR, la convention collective prévoit une majoration de 10 % pour les 4 premières heures supplémentaires, de 20 % pour les 4 suivantes et de 50 % pour toute autre heure supplémentaire au-delà de 8h.
A noter que que l'outil Skello a été conçu pour le calcul des heures supplémentaires en restauration. À temps partiel, ce sont les heures complémentaires en HCR qui s'appliquent, selon des règles distinctes.
En plus des jours de congé prévus par le Code du travail, la convention collective prévoit 1 jour de congé supplémentaire pour le décès des beaux-parents, d'un frère ou d'une sœur et 3 jours (au plus) pour la présélection militaire.
En plus des 20 minutes de pause obligatoires par 6h de travail consécutives, la convention stipule qu'un travailleur de nuit bénéficie de 20 minutes de pause. Ces 20 minutes sont rémunérées s'il ne peut vaquer à ses occupations.
Retrouvez tous les détails sur le temps de pause en restauration dans cet article et des règles spécifiques aux heures de nuit en restauration.
La convention collective de la restauration s'applique aux métiers suivants :
Les entreprises auxquelles s'applique la convention collective des hôtels, cafés et restaurants sont :
Si l'entreprise figure parmi cette liste, l'employeur est dans l'obligation d'adhérer à la convention collective et d'en informer ses salariés.
La rupture de contrat de travail peut se faire de différentes façons, et les dispositifs prévus par la convention collective de restauration varient en fonction de la situation.
D'abord, la demande de démission doit obligatoirement se faire par lettre recommandée avec accusé de réception ou bien remise en main propre. Elle ne peut en aucun cas se faire à l'oral.
La convention collective définit des règles sur les préavis de démission en restauration concernant sa durée et le poste occupé :
La durée du préavis est la même que pour la démission, sauf pour les employés, où le préavis passe à deux mois si l'ancienneté est de plus de 2 ans. Les salariés ont aussi droit à des indemnisations s'ils comptabilisent au moins deux mois d'ancienneté non interrompus.
La convention collective de restauration ne spécifie aucun dispositif particulier pour la rupture conventionnelle.
Les salaires minima de la convention HCR sont exprimés en taux horaire brut, par catégorie et échelon (avenant n° 33 du 19 juin 2024, en vigueur en 2026). Le salaire mensuel s'obtient en multipliant le taux horaire par le nombre d'heures du mois (151,67 h pour 35 h/semaine).
Employés (niveaux I à III)
| Échelon | Niveau I | Niveau II | Niveau III |
|---|---|---|---|
| Échelon 1 | 12,31 €* | 12,31 €* | 13,32 € |
| Échelon 2 | 12,31 €* | 12,55 € | 13,54 € |
| Échelon 3 | 12,31 €* | 13,17 € | 14,00 € |
*Le SMIC en vigueur au 1er janvier 2026 (12,31 €) s'applique lorsque le minimum conventionnel est inférieur.
Agents de maîtrise (niveau IV)
| Échelon | Taux horaire brut |
|---|---|
| Échelon 1 | 14,40 € |
| Échelon 2 | 14,77 € |
| Échelon 3 | 15,40 € |
Cadres (niveau V)
| Échelon | Taux horaire brut |
|---|---|
| Échelon 1 | 18,43 € |
| Échelon 2 | 21,78 € |
| Échelon 3 | 28,12 € |
Le minimum conventionnel étant inférieur au SMIC (12,31 € brut/h en 2026, soit 1 867,02 € mensuels pour 35 h), c'est le SMIC qui s'applique.
Bon à savoir
Cas particuliers. Les cadres autonomes au forfait-jours ne peuvent percevoir moins que le plafond mensuel de la Sécurité sociale (3 925 € bruts/mois en 2026) ; les cadres dirigeants, moins de 1,5 fois ce plafond (5 887,50 €). Pour les moins de 18 ans sans 6 mois de pratique dans la branche, un abattement s'applique : −10 % de 17 à 18 ans, −20 % avant 17 ans.
La convention collective IDCC 1979 est spécifique au domaine de la restauration, de l'hôtellerie et des cafétérias (c'est la convention HRC), tandis que la convention collective IDCC 1501 traite principalement de la restauration rapide. Les deux conventions établissent des dispositifs spécifiques à leurs secteurs d'activité.
C'est l'activité principale d'une entreprise qui va dicter à quelle convention collective adhérer.
Entre les majorations d'heures supplémentaires, le travail de nuit, les jours fériés et le suivi des temps de pause, la gestion RH en CHR est l'une des plus exigeantes. Skello aide les établissements d'hôtellerie-restauration à planifier leurs équipes dans le respect de la convention et à suivre les temps de travail (heures sup, coupures, nuit).
L'IDCC 1979. Elle couvre les hôtels, cafés et restaurants (hôtellerie-restauration traditionnelle). La restauration rapide relève, elle, de l'IDCC 1501.
La convention prévoit +10 % pour les 4 premières heures supplémentaires, +20 % pour les 4 suivantes, puis +50 % au-delà.
1 mois pour les employés, 2 mois pour les agents de maîtrise, 3 mois pour les cadres, chacune renouvelable une fois ; d'un commun accord pour les cadres supérieurs.
L'IDCC 1979 couvre l'hôtellerie-restauration traditionnelle et les cafés ; l'IDCC 1501 concerne la restauration rapide. C'est l'activité principale de l'entreprise qui tranche.
En 2026, tout le niveau I et une partie du niveau II de la grille HCR étant inférieurs au SMIC, c'est le SMIC qui s'applique (12,31 € brut/h, soit 1 867,02 € mensuels pour 35 h). Au-dessus, les taux horaires vont de 12,55 € (niveau II) à 28,12 € (cadre niveau V, échelon 3).
Non. Ni le Code du travail, ni la convention collective HCR (IDCC 1979) ne prévoient de prime d'ancienneté. Seul un accord d'entreprise, de groupe ou d'établissement, ou le contrat de travail, peut en instaurer une.
L'extra est un CDD d'usage propre à l'hôtellerie-restauration : il permet d'embaucher pour une tâche précise et temporaire, le temps d'une vacation (de quelques heures à plusieurs jours), avec un contrat écrit par vacation. Sa rémunération ne peut être inférieure au minimum conventionnel (ou au SMIC) de la catégorie, et une indemnité de congés payés de 10 % est versée en fin de contrat. Si le même établissement confie à un extra des missions pendant plus de 60 jours sur un trimestre civil, celui-ci peut demander la requalification de son contrat en CDI.
La convention fixe des durées de présence maximales (heures supplémentaires comprises) : 11 h/jour pour les cuisiniers, 11 h 30 pour les autres salariés, 12 h pour les veilleurs de nuit ; la durée hebdomadaire absolue est de 48 h (autres salariés). Le repos entre deux journées est de 11 heures consécutives (12 h pour les moins de 18 ans), et le contingent d'heures supplémentaires est de 360 heures par an (établissements permanents).
Planification, calcul des heures supplémentaires, primes de nuit et préparation de la paie. Gagnez du temps et restez conforme en toutes circonstances.